J’aime, en voyageant, la lente intégration du temps qui passe et me déplace d’un point à un autre. J’aime pour cela le voyage à pied, en bateau; le road trip aussi, sur les routes secondaires où l’on ne dépasse pas le 80, non par obligation mais animé par un insatiable appétit contemplatif : la lenteur du voyage est une nécessité. Par opposition, se déplacer en avion n’est pas un voyage, c’est une discontinuité, une rupture ; « transplaner » serait une impulsion de Dirac... Impensable.
Le voyage, c’est l’âme qui vagabonde, gamberge, philosophe... ressasse ses rancœurs, refait le monde, son monde ; c’est l’être qui ouvre ses sens et sa curiosité, cette adaptation permanente de l’esprit qui observe, intègre et réagit à ce qui s’offre à lui.
Et puis on arrive à destination : une tribu primitive en passe de perdre ses racines, un territoire vierge de toute présence humaine, les vestiges d’une civilisation qui court inexorablement à son extinction, un chemin...

J’aime, en voyageant, la lente intégration du temps qui passe et me déplace d’un point à un autre. J’aime pour cela le voyage à pied, en bateau; le road trip aussi, sur les routes secondaires où l’on ne dépasse pas le 80, non par obligation mais animé par un insatiable appétit contemplatif : la lenteur du voyage est une nécessité.
Le voyage, c’est l’âme qui vagabonde, gamberge, philosophe... ressasse ses rancœurs, refait le monde ; c’est l’être qui ouvre ses sens et sa curiosité, adaptation permanente de l’esprit qui observe, intègre et réagit à ce qui s’offre à lui.
Et puis on arrive à destination : une tribu primitive en passe de perdre ses racines, un territoire vierge de toute présence humaine, les vestiges d’une civilisation qui court inexorablement à son extinction, un chemin...



